2 articles par EMMANUELLE HAMEZ

Bientôt le voyage en Angleterre pour les 3e du collège !

Par EMMANUELLE HAMEZPublié le 17 janv. 2015 à 14:47 ♦ Mis à jour le 17 janv. 2015 à 14:49

The Queen and other members of the Royal family meet thousands of people each year through their work. There are no formal codes of behaviour when meeting Her Majesty - simply courtesy.

Then, prepare your vocabulary and your courtesy! You never can tell who we could meet!

On presentation to The Queen, the correct formal address is 'Your Majesty' and subsequently 'Ma'am'.

Une matinée sur les pas des Tommies à Arras, avec les classes de troisième

Par EMMANUELLE HAMEZPublié le 26 nov. 2014 à 20:13 ♦ Mis à jour le 30 nov. 2014 à 14:14

Les élèves sont allés visiter à Arras les carrières Wellington où ils ont pu suivre une visite guidée, puis ils ont fait un passage dans le cimetière militaire britannique du Faubourg d'Amiens, lieu du Mémorial d'Arras.

 

 

 

 

A 20 mètres sous les pavés d’Arras, la Carrière Wellington était au départ une simple carrière d'extraction de craie (on en faisait des maisons par exemple).

 

 

 

 

 

 

Pendant la guerre, à partir de novembre 1916, les Britanniques devaient préparer une grande offensive, prévue pour le printemps 1917. Celle-ci devait être une diversion : détourner les forces allemandes de la Champagne, où les Français comptaient attaquer en masse, espérant réussir une percée et obtenir la victoire (on appela cette bataille "le chemin des Dames", ou offensive Nivelle).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'étaient des Britanniques (des Tommies) venus de tout l'Empire (Anglais, Ecossais, Irlandais, Australiens, Néo Zélandais, Canadiens, Irlandais, Gallois, Indiens, Terre Neuviens) qui tenaient le front en Artois, car les troupes françaises étaient déjà plus au sud-est, depuis Verdun (année 1916).

Un Tommy, (au pluriel tommies) désignait un soldat de l'armée britannique.

 

 

 

 

 

Leur idée de génie  : en cachette des Allemands, faire relier par les tunneliers néo-zélandais les carrières de craie pour créer un réseau souterrain, capable d’accueillir jusqu’à 24 000 soldats. Ainsi, le jour du déclenchement de la bataille prévue par l'état-major, surprendre les adversaires allemands en surgissant bien plus près que ce que les adversaires pouvaient supposer.

Après une descente par un ascenseur vitré, la visite audio-guidée et encadrée par une guide-accompagnateur a pu commencer.

Nous avons pu imaginer le quotidien des soldats avant la bataille, pendant le creusement et le regroupement des troupes, mais aussi de retour aux abris (meilleurs que des tranchées) après des jours de combat, une fois la grande bataille engagée. Des objets retrouvés dans le sol sont disposés par endroit pour nous faire comprendre ce quotidien. On voit aussi des lits de bois, du matériel de communication. Des inscriptions sur les murs montrent leur organisation mais aussi leurs talents. Les élèves ont été marqué par ce qui était prévu pour l'hygiène des soldats.

 

 

 

 

 

 

 

Ces soldats se sont élancés sur le champ de bataille le 9 avril 1917 à 5h30 du matin, pour attaquer par surprise les positions allemandes. Nous passons d'ailleurs en bas des marches d'une "sortie" vers le champ de bataille, impressionnés. On peut imaginer facilement la peur qui a dû être ressentie là il y a presque 100 ans par ces jeunes hommes.

 

 

 

 

 

 

En remontant à la surface, un film sur la bataille d'Arras nous permet de comprendre le choc des assauts, la violence de masse à laquelle les soldats ne pouvaient pas se soustraire.

4000 hommes par jour environ sont morts, entre le 9 avril et le 16 mai 1917. Ces troupes ont progressé de 12 km par endroit. C'est tout. Une autre stratégie a ensuite été développée. De leur côté, dans la bataille du chemin des Dames (appelée "offensive Nivelle") plus d'un million de Français avaient été rassemblés sur un front de 40 km entre Soissons et Reims pour attaquer le 16 avril. Ils ont subi des pertes particulièrement élevées (ex : 30 000 tués et 100 000 blessés en 10 jours du 16 au 25 avril), jusque juin 1917. Ce fut un échec : l'armée ne réussit pas à percer le front allemand.

 

 

 

 

 

 

 

La visite s'est poursuivie avec une autre guide dans le Cimetière Militaire du Faubourg d'Amiens.

 

 

 

 

Dans les pays du Commonwealth, le coquelicot est un symbole associé à la mémoire de ceux qui sont morts à la guerre : d'où les couronnes de coquelicots

 

Ce cimetière militaire compte plus de 2000 tombes. Certaines sont celles de soldats inconnus.

 

 

 

 

(petites croix déposées par des familles venues honorer leurs défunts disparus)

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est encerclé par un mémorial qui rend hommage à plus de 35 000 soldats disparus au front, morts mais dont les corps n'ont pas été retrouvés. Ces hommes combattirent dans de telles conditions que les corps étaient souvent impossible à retrouver. Ils sont tous tombés dans le secteur d'Arras entre 1916 et 1918. Les soldats canadiens et australiens morts pendant cette période sont commémorés à Vimy par exemple.

Notre guide nous a expliqué qu'un corps d'un soldat britannique a été retrouvé il y a peu. On a pu l'identifier et lui faire un enterrement digne de ce nom, en présence de son fils, aujourd'hui très âgé. Il est vrai que, chaque fois que l'on creuse pour faire une route ou un équipement, on retrouve des traces de ces batailles.

Exemple :

http://www.lavoixdunord.fr/region/une-sepulture-digne-pour-neuf-soldats-anglais-morts-au-ia29b0n1193418

Un mémorial a été dressé pour les aviateurs.

 

Cette demie journée a permis de découvrir un lieu de mémoire de notre région, d'enrichir les connaissances des élèves sur ce conflit et aura donné envie à beaucoup d'y retourner plus longuement, mais aussi de découvrir les autres lieux de mémoire de notre région, de Picardie, de Champagne Ardennes...

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