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Une matinée sur les pas des Tommies à Arras, avec les classes de troisième

Par EMMANUELLE HAMEZPublié le 26 nov. 2014 à 20:13 ♦ Mis à jour le 30 nov. 2014 à 14:14

Les élèves sont allés visiter à Arras les carrières Wellington où ils ont pu suivre une visite guidée, puis ils ont fait un passage dans le cimetière militaire britannique du Faubourg d'Amiens, lieu du Mémorial d'Arras.

 

 

 

 

A 20 mètres sous les pavés d’Arras, la Carrière Wellington était au départ une simple carrière d'extraction de craie (on en faisait des maisons par exemple).

 

 

 

 

 

 

Pendant la guerre, à partir de novembre 1916, les Britanniques devaient préparer une grande offensive, prévue pour le printemps 1917. Celle-ci devait être une diversion : détourner les forces allemandes de la Champagne, où les Français comptaient attaquer en masse, espérant réussir une percée et obtenir la victoire (on appela cette bataille "le chemin des Dames", ou offensive Nivelle).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'étaient des Britanniques (des Tommies) venus de tout l'Empire (Anglais, Ecossais, Irlandais, Australiens, Néo Zélandais, Canadiens, Irlandais, Gallois, Indiens, Terre Neuviens) qui tenaient le front en Artois, car les troupes françaises étaient déjà plus au sud-est, depuis Verdun (année 1916).

Un Tommy, (au pluriel tommies) désignait un soldat de l'armée britannique.

 

 

 

 

 

Leur idée de génie  : en cachette des Allemands, faire relier par les tunneliers néo-zélandais les carrières de craie pour créer un réseau souterrain, capable d’accueillir jusqu’à 24 000 soldats. Ainsi, le jour du déclenchement de la bataille prévue par l'état-major, surprendre les adversaires allemands en surgissant bien plus près que ce que les adversaires pouvaient supposer.

Après une descente par un ascenseur vitré, la visite audio-guidée et encadrée par une guide-accompagnateur a pu commencer.

Nous avons pu imaginer le quotidien des soldats avant la bataille, pendant le creusement et le regroupement des troupes, mais aussi de retour aux abris (meilleurs que des tranchées) après des jours de combat, une fois la grande bataille engagée. Des objets retrouvés dans le sol sont disposés par endroit pour nous faire comprendre ce quotidien. On voit aussi des lits de bois, du matériel de communication. Des inscriptions sur les murs montrent leur organisation mais aussi leurs talents. Les élèves ont été marqué par ce qui était prévu pour l'hygiène des soldats.

 

 

 

 

 

 

 

Ces soldats se sont élancés sur le champ de bataille le 9 avril 1917 à 5h30 du matin, pour attaquer par surprise les positions allemandes. Nous passons d'ailleurs en bas des marches d'une "sortie" vers le champ de bataille, impressionnés. On peut imaginer facilement la peur qui a dû être ressentie là il y a presque 100 ans par ces jeunes hommes.

 

 

 

 

 

 

En remontant à la surface, un film sur la bataille d'Arras nous permet de comprendre le choc des assauts, la violence de masse à laquelle les soldats ne pouvaient pas se soustraire.

4000 hommes par jour environ sont morts, entre le 9 avril et le 16 mai 1917. Ces troupes ont progressé de 12 km par endroit. C'est tout. Une autre stratégie a ensuite été développée. De leur côté, dans la bataille du chemin des Dames (appelée "offensive Nivelle") plus d'un million de Français avaient été rassemblés sur un front de 40 km entre Soissons et Reims pour attaquer le 16 avril. Ils ont subi des pertes particulièrement élevées (ex : 30 000 tués et 100 000 blessés en 10 jours du 16 au 25 avril), jusque juin 1917. Ce fut un échec : l'armée ne réussit pas à percer le front allemand.

 

 

 

 

 

 

 

La visite s'est poursuivie avec une autre guide dans le Cimetière Militaire du Faubourg d'Amiens.

 

 

 

 

Dans les pays du Commonwealth, le coquelicot est un symbole associé à la mémoire de ceux qui sont morts à la guerre : d'où les couronnes de coquelicots

 

Ce cimetière militaire compte plus de 2000 tombes. Certaines sont celles de soldats inconnus.

 

 

 

 

(petites croix déposées par des familles venues honorer leurs défunts disparus)

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est encerclé par un mémorial qui rend hommage à plus de 35 000 soldats disparus au front, morts mais dont les corps n'ont pas été retrouvés. Ces hommes combattirent dans de telles conditions que les corps étaient souvent impossible à retrouver. Ils sont tous tombés dans le secteur d'Arras entre 1916 et 1918. Les soldats canadiens et australiens morts pendant cette période sont commémorés à Vimy par exemple.

Notre guide nous a expliqué qu'un corps d'un soldat britannique a été retrouvé il y a peu. On a pu l'identifier et lui faire un enterrement digne de ce nom, en présence de son fils, aujourd'hui très âgé. Il est vrai que, chaque fois que l'on creuse pour faire une route ou un équipement, on retrouve des traces de ces batailles.

Exemple :

http://www.lavoixdunord.fr/region/une-sepulture-digne-pour-neuf-soldats-anglais-morts-au-ia29b0n1193418

Un mémorial a été dressé pour les aviateurs.

 

Cette demie journée a permis de découvrir un lieu de mémoire de notre région, d'enrichir les connaissances des élèves sur ce conflit et aura donné envie à beaucoup d'y retourner plus longuement, mais aussi de découvrir les autres lieux de mémoire de notre région, de Picardie, de Champagne Ardennes...

"Verlainez-vous !", c'est reparti !

Publié le 12 oct. 2014 à 18:16 ♦ Mis à jour le 13 oct. 2014 à 13:32

C'est reparti pour un tour !

L'atelier Journal du collège s'est réuni pour sa première conférence de rédaction la semaine dernière.

Le prochain numéro sortira début décembre... et il promet d'être encore mieux que les précédents !

Parmi les dix journalistes en herbe inscrits cette année, la moitié faisait déjà partie de l'équipe du Verlainez-vous ! qui a gagné l'an dernier le troisième prix du concours de journaux scolaires de l'académie. Et je peux vous dire qu'ils sont ultra-motivés...

A suivre wink

Retour de Chypre

Par CAROLINE TOULEMONDEPublié le 08 oct. 2014 à 07:40

Le séjour à Chypre s'est très bien déroulé: les deux anciennes élèves du collège ont fortement apprécié ce voyage et ont beaucoup échangé... wink

Les activités effectuées:

  1. temps d'échanges en anglais avec des gens de diverses nationalités (Roumains, Néo-zélandais,Maltais, Portugais, etc...)
  2. réunions autour des actions proposées par les organismes (CYTA, GREEN DOT, marine in Cyprus)
  3. travail en ateliers (photo, vidéo et article) autour des solutions pour défendre notre planète (données chiffrées)
  4. visites variées (European Union house, la décharge de Kochati et celle bien plus moderne de Koshi, la rivière de Liopetri (pêche), Khirokitia et enfin Kourion et son amphithéâtre)
  5. soirées ayant pour but la découverte d'un autre pays et intégration ( "Intercultural night" avec dégustation de mets régionaux délicats puis chants et danses des pays concernés, "YRE (young reporters for the environment) got talent" où chaque élève a montré un talent, "Cyprus night" avec danses folkloriques et repas traditionnel)

Bilan: Chypre évolue petit à petit mais la protection de la planète ainsi que la collecte des déchets s'avèrent tout de même difficiles...frown

Ces "Jeunes Reporters pour l'Environnement" ont beaucoup donné et beaucoup appris lors de ce séjour instructif et enrichissant culturellement parlant ! A quand la nouvelle aventure pour eux ?

Mme Toulemonde, professeur d'anglais.

Voyage à Chypre

Par CAROLINE TOULEMONDEPublié le 08 oct. 2014 à 07:38

Du jeudi 25 au lundi 29 Septembre 2014, deux anciennes élèves du collège partiront à Chypre avec un enseignant de Verlaine... smiley

  • Pourquoi ? Elles ont gagné le concours national grâce au projet éco-école et grâce à la célèbre "Butt Box".
  • Où ? A Chypre, où elles vont rencontrer d'autres élèves d'autres pays (à l'échelle internationale donc !).
  • Quoi ? Elles échangeront avec des étrangers sur le principe de leur projet environnemental à Verlaine et vanteront les mérites de la Butt Box.
  • Objectifs ? Promouvoir l'utilisation de ce système à l'échelle internationale ainsi que l'image du collège ! Sans oublier la pratique d'une langue étrangère : en effet elles devront s'exprimer en anglais pendant ces quatre jours !

Remercions Mr Leenhardt, initiateur de ce projet et admirons le travail effectué par les élèves de l'atelier sans qui le projet n'aurait de sens.

N'oublions pas: préserver notre nature, c'est aussi préserver nos vies... wink

Mme Toulemonde

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